Suite à la mise à signatures de l’accord sur la sécurisation des parcours professionnels, qui avait fait l’objet d’une plate-forme revendicative unitaire donnant lieu à l’action de grève du 20 octobre 2017, nous venons de recevoir l’accord signé par la SNTU CFDT, l’UNSA Transport, la CFE-CGC et la partie patronale.

Nous regrettons que ces organisations syndicales minoritaires aient choisi de signer cet accord, plutôt que de continuer à construire le rapport de forces pour obtenir satisfaction sur les revendications portées unitairement.

La CGT continue à porter la revendication d’une véritable prise en compte de l’usure professionnelle dans nos métiers qui devrait passer par une juste reconnaissance de leur pénibilité et la mise en place d’un départ anticipé à 55 ans.

La négociation qui a eu lieu sur cet accord aurait été l’occasion d’y parvenir par la mise en œuvre d’un véritable temps partiel bonifié (temps payé bonifié de 10 % sur le temps réellement travaillé) de fin de carrière. Aujourd’hui, les conditions d’accessibilité à ce temps partiel bonifié vont écarter, de facto, un grand nombre de salariés ne répondant pas aux critères d’éligibilité. Par ailleurs, la bonification du salaire n’est prévue que sur la dernière année du temps partiel de fin de carrière ; or, le temps minimum pour rentrer dans ce dispositif est de 2 ans, ce qui revient à accepter la première année une baisse conséquente de sa rémunération. De plus, seules les directions locales décident si le salarié peut bénéficier du dispositif.

La CGT estime que c’est une occasion ratée d’obtenir une véritable avancée de progrès social pour les salariés des transports publics urbains de voyageurs.

Montreuil, le 7 décembre 2017


  Communiqué-accord-TPUV-sécurisation (322,9 KiB, 68 hits)