Les élections présidentielles sont donc derrière nous. Les français ont donc élu Emmanuel Macron pour les 5 années à venir, même si tous les chiffres démontrent que ce ne fût pas un vote d’adhésion, loin s’en faut !

Le nouveau Président devra obligatoirement en tenir compte s’il ne souhaite pas finir avec le désaveu massif des français comme ses prédécesseurs.

Ces élections furent bien évidemment marquées par le score historique du front national, ce parti d’extrême-droite, propriété de la famille Le Pen, qui continue de distiller sa haine de l’autre.

La CGT est, et va continuer à être sans ambigüité vis-à-vis de ce parti. C’est bien le pire ennemi de la CGT, et nous serons toujours face à lui en toute circonstance.

La Fédération, comme toute la CGT, va d’ailleurs continuer à œuvrer en direction de ses adhérents et des salariés pour démonter les thèses de ce parti fasciste, et être intraitable avec ceux, en interne, qui pourraient s’en revendiquer.

La période qui s’ouvre entre ces élections présidentielles et législatives doit être l’occasion d’amplifier nos luttes pour mettre les questions sociales au cœur de ces élections .Le nouveau Président n’ayant pas eu un blanc-seing sur sa politique libérale, les revendications de la CGT sur les 32h, l’augmentation des salaires et des pensions, l’amélioration des conditions de travail et une véritable reconnaissance de la pénibilité doivent se faire entendre !

D’ailleurs les conducteurs de matières dangereuses qui ont engagé un bras de fer avec le patronat participent pleinement à cela.

Alors que le gouvernement  a entamé  ses  « consultations  » pour empirer  la loi El   Khomri,   il   n’est   pas    anodin   de   voir   une   profession   réaffirmer    le rôle    central    d’une    convention    collective    avec    l’exigence    de    voir toutes     les    entreprises     contraintes     à     ces     minimums     conventionnels.

Nous devons amplifier ces luttes !

Et malheureusement les routiers marchandises et voyageurs pourraient être contraints d’y aller très rapidement si la commission européenne qui doit rendre public son projet de paquet routiers s’entête dans la libéralisation totale du secteur !

Gardons confiance en l’avenir, la fatalité n’est pas
dans les gênes de la CGT.

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